Ce 18 mai 1910, toute la famille Stockingham-Welt est réunie à Tithe Hall dans les Cornouailles. Avec l’ensemble du personnel, ils attendent une annonce du vicomte, qu’il a à peine le temps de faire avant d’être retrouvé mort dans son bureau.
Dans ce domaine coupé du monde avec les marées, l’assassin est forcément sur place et va commencer une enquête en quasi-huis clos menée par un trio des plus qu’improbables. Celui-ci est composé de Steven Pike, le nouveau valet de pied arrivé la veille du crime et ancien prisonnier, de la matriarche octogénaire et de Tempérance, une bonne plus maline que Miss Decima ne le penserait.
Je peux le dire en préambule, cette lecture est jubilatoire ! L’histoire avec ses fausses pistes et ses rebondissements constants est digne d’un grand polar, et cela donne un vrai rythme. Entre les secrets de famille enfouis, les cris dans les couloirs ou encore les mystérieuses disparitions d’objets, cela ne laisse aucun temps mort dans la lecture.
Évidemment, vu l’époque et le style de famille, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Downton Abbey et cela m’a aidé encore plus à me projeter dans les lieux et les couloirs du personnel. Les personnages sont bien construits avec juste ce qu’il faut de caricatures, et ont tous leurs rôles à jouer.
Mais ce qui m’a plu le plus, c’est le fonctionnement du duo Steven / Mademoiselle Decima. Cette dernière est drôle, malicieuse, vulgaire à souhait et sans filtre. Cette fine équipe apporte énormément d’humour tout en faisant avancer les choses pour trouver le coupable et ça se lit tout seul.
Bien plus qu’un cosy mystère comme le résumé ou la couverture pourraient le faire croire, c’est ici un vrai roman policier plus que réussi que l’auteur propose. J'aurais aimé écrire cette histoire et surtout inventer Miss Decima. S’il y a une suite de leurs aventures, je répondrai présente sans hésiter.