Après dix ans d’un travail pénible avec un supérieur toxique, Valère a craqué et a provoqué « l’impact », comme on l’appelle dans ce livre.
Au fil des pages, on va suivre ce personnage et naviguer entre trois temporalités assez proches. Il y a celle qu’on peut nommer « l’avant », pour découvrir sa jeunesse et ce qui se passe depuis qu’il habite cette maison avec son épouse et leur enfant. On aperçoit sa paranoïa et comment cela impacte sa vie de famille.
Le « pendant », lorsque Valère raconte en détail, selon les chapitres, ce qui l’a poussé à l’attaque et comment il s’y est pris. Et l’après, avec sa cavale dans la forêt où, pour survivre, il ne peut compter que sur lui-même et une carte très utile léguée par son père.
C’est d’ailleurs cette partie qui m’a le plus plu. L’auteur m’a très vite emporté avec lui dans cette forêt dans laquelle Valère doit se cacher pour échapper aux forces de l’ordre et à tous ceux qui le recherchent.
On sent presque les odeurs, les matières, le froid des pierres, l’humidité de la mousse des arbres, j’en passe. Et le fait que son père lui ait laissé à l’avance de quoi tenir (mais de quelle manière, je vous laisserai le découvrir) est une très belle idée.
C’est librement inspiré de faits réels. Je ne sais pas à quel point, mais en tout cas j’ai vraiment aimé cette histoire, cette cavale et le style d’écriture de l’auteur, précis et direct. C’est un premier roman très réussi qui m’a passionné et que j’ai lu rapidement, et un auteur à suivre assurément.