Émile Le Guillou, chasseur de papillons reconnu, quitte la France pour revenir à Cayenne, là où tout a commencé. Il veut enrichir sa boutique entomologique parisienne, avec en tête un objectif fou : capturer un gynandromorphe, spécimen aussi rare que mythique.
Mais à peine arrivé à Saint-Laurent, après une rencontre peut-être pas si fortuite sur le bateau, rien ne se passe comme prévu. Entre bagnards à encadrer, commanditaires pressants et guide de forêt aussi fascinante qu’énigmatique, la tension monte rapidement.
On est rapidement embarqué dans l’histoire, portée par un rythme efficace et son lot de rebondissements. C’est un vrai roman d’aventure, avec une sensation d’immersion très réussie. La forêt n’est pas qu’un décor : elle fait partie intégrante du récit, presque comme un personnage à part entière.
On sent aussi le travail de recherche sur les papillons. Ça apporte une vraie richesse, sans jamais alourdir le texte, et pour les curieux, les notes de l’auteur en fin d’ouvrage permettent d’aller encore plus loin. Et dans cette lecture très efficace, on croise des papillons aux couleurs éclatantes… et d’autres plus nocturnes, comme André Breton ou encore Brassaï, qui ajoutent une touche inattendue au récit.
Une aventure aussi dépaysante que prenante, qui m’a donné envie, tout au long de la lecture, d’aller chercher sur internet les papillons cités.
Un avis sincère, sans maquillage — comme toujours. À vous de vous faire le vôtre.