Mon interview de Diane McEvoy

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Dans chroniques

Mon interview de Diane McEvoy pour son livre Moi, Anaïs Berg paru chez City éditions

Moi, Anaïs Berg est votre premier roman. Dans quel état d’esprit étiez-vous avant la sortie ?

J’étais fébrile, très peu sûre de moi. Une part de moi ne réalisait pas vraiment je crois.

Depuis, le roman a reçu le Prix du Roman de l’Été 2026 et rencontré son public. Comment avez-vous vécu cet accueil et cette récompense ?

Très surprise. Nous avons réimprimé 3 fois depuis la sortie le 20 mai dernier. Aujourd’hui, nous en sommes à 25 000 exemplaires imprimés et nous avons dépassé les 10 000 ventes. C’est incroyable. J’ai encore du mal à y croire.

Avant même d’écrire l’histoire, il y a eu la naissance d’Anaïs Berg. Comment ce personnage est-il apparu ?

Anaïs est née sur la terrasse d’un restaurant au bord de la plage de Contis lorsque ma fille m’a interpellée.

« Eh Maman ! Je regarde un iceberg ! »

J’ai compris Anaïs Berg et lui ai demandé qui elle était et elle m’a alors montré de la glace dans sa cuillère à dessert.

De mon côté, j’ai trouvé qu’Anaïs Berg serait un très bon nom pour une héroïne de roman et j’ai commencé à inventer une vie à cette Anaïs Berg dans ma tête. Le soir en rentrant, après avoir couché ma fille, je me suis installée sur mon balcon. À 4 heures du matin, j’avais un synopsis, une bible des personnages principaux, un plan avec prologue, 18 chapitres, épilogue et les yeux qui brûlaient. Je me suis dit que pour savoir si ça fonctionnait, il allait falloir que je l’écrive. Mais d’abord, je devais dormir, alors je suis allée me coucher et dès le lendemain j’ai commencé à dérouler. C’est allé très vite.

J’ai fait relire à ma mère, très surprise car je ne lis pas de thriller, et à des amis. J’ai amélioré selon leurs retours et ensuite nous avons eu un mois intense de travail éditorial avec Anne-Lise avant d’arriver à la version finale.

Vous aviez donc rapidement une idée très précise de l’histoire. Est-ce que tout s’est déroulé comme prévu ensuite, ou le roman a-t-il beaucoup évolué pendant l’écriture ?

J’ai d’abord eu un plan détaillé de chaque chapitre qui m’a permis d’écrire une première version et à partir de là, j’ai retravaillé d’abord seule, puis avec mon éditrice, Anne-Lise Besnier. L’histoire a évolué, la fin a beaucoup changé et pas mal de choses ont été ajoutées au fur et à mesure.

Ce style qui est de mêler polar et humour vous est-il venu naturellement ?

C’est mon style d’écriture depuis très longtemps, je crois. J’ai souvent mis pas mal de sarcasme, d’ironie, de cynisme aussi dans mes écrits. Je ne me pose pas la question quand j’écris, ça sort tout seul.

Vous lisiez déjà des thrillers avant de vous lancer dans l’écriture ?

Et bien du coup je découvre car avant d’écrire Moi, Anaïs Berg, je ne lisais pas de thriller du tout. Je dois dire que oui, j’aime bien. Je suis surtout une grande lectrice d’Amélie Nothomb, David Foenkinos, Haruki Murakami…

Après l’accueil de ce premier roman, travaillez-vous déjà sur un nouveau projet ?

Oui, je travaille sur un nouveau manuscrit ! Univers différent, mécanique différente mais même écriture. J’espère qu’il sera à la hauteur d’Anaïs. J’ai très peur.

 

Merci à Diane McEvoy pour son temps et sa disponibilité.

Moi anais berg

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