Mon interview de Kel Carpenter pour le tome 1 des Saisons de la déstinée co-écrit avec Aurélia Jane aux éditions Bookmark
Le tome 1 de Beneath the Cursed Veil est sorti en France il y a environ un mois. Comment vivez-vous cette sortie à l’étranger ?
Génial ! Atteindre des lecteurs dans de nouvelles langues est l’une des choses les plus géniales que nous puissions vivre en tant qu’autrices.
La quête de début est plutôt originale. Qu’est-ce qui est venu en premier : les personnages, l’univers ou la mission de Meera ?
Un mélange de la mission de Meera et de l’univers, qui se sont développés simultanément. Les personnages sont venus ensuite, au fur et à mesure que nous commencions à écrire.
J’ai aimé le fait qu’on entre très vite dans l’histoire. Est-ce quelque chose que vous recherchez dans vos romans ?
C’est clairement l’un de nos points forts. Je ne suis pas sûre que « important » soit le mot que j’emploierais, mais nous essayons clairement d’écrire des livres et des séries avec beaucoup de rythme.
Meera accepte la mission presque immédiatement. Était-ce important qu’elle agisse avant de réfléchir aux conséquences ?
LOL. Oui. Elle agit par désespoir et le regrette presque immédiatement. Je pense que la plupart d’entre nous peuvent se reconnaître là-dedans d’une manière ou d’une autre.
Meera doute souvent, mais elle continue toujours d’avancer. Est-ce ce genre d’héroïne que vous aimez écrire ?
C’est une caractéristique importante pour une héroïne, à mon avis. Beaucoup, voire toutes mes héroïnes partagent cela car, au bout du compte, le monde continue de tourner et l’histoire doit continuer.
Je me suis particulièrement attaché à Lucian et surtout à Corvo. Est-ce que Corvo a été particulièrement amusant à créer ?
Oui. Corvo est un vrai plaisir à écrire. Nous adorons intégrer des compagnons animaux dans nos livres et il ne fait pas exception à la règle. Je précise que Lucian aura lui aussi droit à son propre livre.
Vous arrive-t-il de vous attacher davantage à un personnage secondaire qu’à votre héros ?
Oui ! Cela m’arrive souvent. Je m’attache à mes différents personnages et je finis par avoir envie d’écrire l’histoire de chacun d’entre eux.
Quand vous écrivez à deux, est-ce qu’il vous arrive de ne pas avoir le même avis sur un personnage ?
Oui ! Cela nous est déjà arrivé plusieurs fois. Pas spécifiquement dans cette série, mais c’est quelque chose qui s’est produit dans certaines de nos séries précédentes.
Je lis peu de romantasy, et pourtant j’ai été très vite embarqué dans ce livre. J’ai eu le sentiment que l’aventure passait avant la romance. C’était votre intention première ?
Je ne suis pas sûre que nous avions vraiment cette intention, pour être honnête. Nous voulons raconter les histoires qui viennent à nous et espérons qu’elles trouveront un écho chez les lecteurs, mais c’est toujours un pari. Je pense malgré tout que, dans la plupart de nos œuvres, nous sommes un duo qui privilégie l’histoire à la romance.
Est-ce que les réactions des lecteurs vous surprennent encore ?
Les retours que nous recevons me surprennent toujours. La manière dont un lecteur interprète un livre et crée un lien avec lui est très personnelle. J’adore malgré tout avoir des retours des lecteurs ! Surtout lorsqu’ils sont détaillés ou qu’ils apportent des réflexions nuancées.
Qu’avez-vous le plus hâte que les lecteurs découvrent dans la suite ?
À quel point l’univers et l’histoire que nous essayons de raconter sont en réalité vastes. Tout commence avec Meera et Vareck, mais ils ne sont que le début, et cela devient beaucoup plus évident dans le deuxième tome.
Merci à Kel pour son temps et sa disponibilité. Retrouvez ma chronique de son livre ici.
