Dans Rien que le froid de Florian Demisson, l’auteur nous plonge dans deux histoires avançant en parallèle. Et forcément, on a envie de comprendre à quel moment elles vont se rejoindre, si c’est bien le cas… et surtout comment.
On suit à la fois une jeune femme confrontée à des épreuves particulièrement dures — pour laquelle il est difficile de ne pas ressentir de compassion — et une enquête policière sur des crimes très cruels, qui va donner du fil à retordre à l’équipe.
Très honnêtement, j’étais persuadé d’avoir compris assez vite le lien entre les deux affaires. Mais c’était beaucoup trop simple… et j’aime bien quand un roman me fait douter comme ça, quand l’auteur m’emmène exactement où il veut.
Côté enquête, j’étais en haleine jusqu’au bout, avec cette envie de comprendre qui pouvait être derrière tout ça. Grâce à une écriture fluide, presque cinématographique, la lecture est très immersive et on avance vite. Le suspense est présent tout au long du roman, avec son lot de secrets enfouis et une certaine cruauté très froide.
Le fait de s’inspirer d’un fait divers connu — l’accident d’hélicoptère survenu lors d’un tournage d’émission télévisée — et de le réinterpréter à sa manière apporte aussi un vrai plus. C’est le genre de point de départ qui donne envie d’en discuter avec l’auteur.
Un polar prenant et bien construit, qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout.