En 2247, l’humanité s’apprête à franchir une limite considérée comme impossible en dépassant la vitesse de la lumière. Tout cela grâce à un mystérieux cristal découvert sur Encelade dix ans plus tôt.
L’Arca XVII est un immense vaisseau transportant des milliers de personnes, prêtes à créer une colonie humaine hors du système solaire. Mais à son bord, rien ne se passe comme prévu, que ce soit parmi les passagers ou même au sein de l’équipage.
À l’approche du passage fatidique, les tensions, les peurs, les doutes et les croyances autour du cristal atteignent leur paroxysme. Le voyage devient alors de plus en plus inquiétant pour les occupants du vaisseau, et particulièrement prenant pour nous, lecteurs. Entre meurtres, trahisons et nombreux rebondissements, le scénario de Romain Benassaya est haletant.
Le cristal est-il réellement un cadeau pour l’humanité ? Ou quelque chose de bien plus dangereux ? Et surtout, d’où vient-il réellement ?
Visuellement, le travail de Joan Urgell fonctionne très bien. J’ai particulièrement aimé le choix des couleurs, qui donne une vraie identité à l’album et participe énormément à son ambiance. Le découpage des planches reste assez classique, mais permet une lecture très fluide malgré la richesse de l’univers.
Au final, Encelade est une BD de science-fiction accessible, tendue et mystérieuse, qui donne envie de découvrir jusqu’où tout cela peut aller.
Un avis sincère, sans maquillage — comme toujours. À vous de vous faire le vôtre.