Dans le monde de Kidan Adane, humains et vampires coexistent tant bien que mal. À l’université d’Uxlay, ils apprennent justement à vivre ensemble à travers un système de maisons liées depuis des générations.
Après avoir perdu ses parents, Kidan voit sa sœur June disparaître à son tour. Persuadée que le vampire Susenyos, lié à sa propre Maison, est responsable, elle est prête à tout pour découvrir la vérité, même à aller contre ses propres principes.
Cette quête la pousse à intégrer malgré elle l’université d’Uxlay. Elle y débarque pleine de colère, de méfiance, d’a priori, et avec l’idée bien précise de retrouver sa sœur et reprendre le contrôle de son héritage. Mais très vite, on comprend avant elle que ça ne va pas être si facile.
Kidan reste longtemps enfermée dans ses certitudes, refusant parfois de voir ou d’admettre certaines vérités qui la dérangent, et agit souvent selon ses propres intérêts. C’est un personnage assez contradictoire, parfois difficile, mais aussi très humain dans sa manière de réagir.
Autour d’elle, Slen, Yusef et les autres étudiants apportent énormément à l’histoire et vont tous avoir un rôle important à jouer. Entre morts, faux-semblants, manipulations et vieilles menaces enfouies, le récit devient rapidement très prenant, au point que je n’ai pas vu passer les 500 pages.
Immortal Dark propose une vraie fantasy, avec son propre fonctionnement, ses tensions, ses guerres internes et ses secrets. J’ai aussi apprécié que le roman prenne vraiment le temps de développer son intrigue et son univers sans reposer uniquement sur une romance.
C’est ici un premier tome sombre, intrigant, efficace, et difficile à lâcher, qui donne clairement envie de découvrir la suite.