Le pavillon des fièvres

Le 01/09/2026 0

Dans chroniques

Mon avis sur le nouveau Noémie Adenis paru chez Robert Laffont

Pendant que Paris suffoque en ce mois d’août 1690, l’ambiance est glaciale dans la maison du docteur Timbert. Le mal dont est atteinte sa femme l’obsède et rien ne compte plus autour de lui.

Madeleine, sa fille, ne demande pourtant qu’un peu d’affection, qu’elle cherche à obtenir par tous les moyens, sans succès. Sa nouvelle idée ? Faire semblant d’être malade elle aussi. Mais cela va se retourner contre elle. Son père l’envoie à Pincourt, un établissement de santé pour bourgeois fatigués.

Là où tout est censé n’être que calme, repos et tranquillité d’esprit, cet endroit et ce séjour vont se révéler plus agités que prévu. Il semble y avoir une étrange épidémie et certaines pensionnaires semblent plus épuisées qu’en arrivant et perdent même leurs cheveux.

Madeleine va alors commencer à mener son enquête, quitte à mettre son nez partout, et surtout où il ne faut pas. Elle est persuadée qu’en résolvant l’affaire, elle attirera la sympathie et l’attention de son père. Mais cela peut s’avérer plus dangereux qu’elle ne le pensait.

C’est un plaisir de retrouver Noémie Adénis et ses polars historiques, toujours aussi prenants. On apprend des choses tout en menant l’enquête et c’est tout ce que j’aime.

Le suspense est ici très présent au fil des pages, il y a une vraie atmosphère pesante et beaucoup de rythme. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Madeleine, qui est aussi touchante que kamikaze.

J’ai aimé me perdre entre les murs de ce pavillon un peu effrayant et dans l’histoire que l’autrice a inventée. J’ai cru plusieurs fois avoir deviné la fin, et j’en étais loin, je me suis bien fait avoir. 

En seulement trois livres, l’autrice se fait déjà une jolie place dans ce style littéraire et ce n’est sûrement pas fini.

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