Héphaïstos, dieu du feu et des forges, est le narrateur de ce roman. Un dieu narrateur ? Mais qu’a-t-il à dire ?
Eh bien il va nous raconter son quotidien parmi les mortels. L’auteur a décidé d’envoyer notre héros dans un monde où plus personne ne croit en ces divinités. Pire, les chrétiens ont interdit tout sacrifice d’animaux, alors que c’était la fumée qui nourrissait les dieux.
Voici donc Héphaïstos en l’an VII des chrétiens, livré à lui-même, essayant de survivre dans ce monde qu’il ne connaît pas, et surtout d’en comprendre les codes. En plus de s’accoutumer à cette nouvelle vie très loin de l’ancienne, son plus grand souci sera la faim constante.
Il lui faut cette fameuse fumée pour survivre et garder ses pouvoirs, mais cela va parfois s’avérer compliqué, voire dangereux pour lui. Et c’est tout cela qu’il nous raconte à travers ces chroniques allant jusqu’en 1946, en faisant des sauts de puce temporels.
La narration est très fluide, c’est parfois mélancolique, souvent ironique et toujours sincère. Héphaïstos nous parle avec honnêteté sans rien cacher de ses doutes, de ses joies et de ses diverses rencontres au fil des époques.
L’auteur propose ici une idée aussi originale que très intelligente, faire porter un regard sur notre société « actuelle » par un dieu grec.
On en profite aussi pour apprendre ou se rappeler des choses sur la vie de la divinité et c’est appréciable.