Une très ancienne jarre en grès, voici le bien le plus précieux des Freeman, une famille afro-américaine cultivée et socialement établie. Et cet objet qui a une grande histoire va être le fil rouge au cœur de ce roman.
L’autrice nous fait voyager entre trois temporalités. Tout d’abord 1803, avec la naissance de la jarre et le début de son périple avec le premier ancêtre libre de la famille, puis 2019 avec le départ pour la France d’Ebby et le début de sa nouvelle vie loin de sa famille et de son passé. En tout cas elle le croyait. Le récit revient également vingt ans plus tôt, lors du tragique accident qui a coûté la vie à son frère.
Il est difficile d’en dire plus sur ce roman assez atypique que j’ai aimé, sans vraiment en connaître les raisons. J’ai apprécié le caractère des personnages qui sont attachants, et notamment la relation entre Ebby et la nouvelle copine de son ex-fiancé traitée de manière peu classique. Le secret d’Henry, qui semble lié à l’accident, m’a aussi tenu en haleine.
C’est une saga familiale et humaine que vous lirez en vous intéressant à cette œuvre, et j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de poésie dans l’écriture. Encore une fois je ne saurais l’expliquer vraiment, je l’avoue, mais il n’y a pas de fioritures, le style est plein de douceur malgré certains thèmes lourds et j’ai lu ce livre avec beaucoup de facilité.
Une terre fertile est un roman touchant, qui avance à son rythme et auquel on pense encore après l’avoir refermé. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les secrets et l’histoire de cette famille et à découvrir des personnages que l’on croise finalement assez peu dans mes lectures. Ça fait du bien.