Trois d’un coup, simultanément : quelles sont les chances pour que trois personnes fassent un arrêt cardiaque dans la même pièce, à la seconde près ?
Et très vite, cela ressemble à une épidémie. Le nombre de décès survenant dans des circonstances similaires augmente rapidement, de quoi mettre les gendarmes sur le qui-vive et pousser la procureure à demander à plusieurs équipes spécialisées de collaborer. Peu à peu, un point commun émerge entre les victimes : le gouffre de Gorre.
Voilà le point de départ de ce nouveau roman terriblement addictif de Nicolas Druart. Que se passe-t-il réellement dans ce gouffre ? Ces morts ont-elles un lien avec ce lieu ou relèvent-elles d’une incroyable coïncidence ? Dès les premières pages, j’ai été happé par l’atmosphère et l’envie d’en savoir plus ne m’a plus quitté.
Le récit suit plusieurs fils narratifs en parallèle : l’enquête, parfois ralentie par les frustrations des équipes ; une bande d’amis qui emprunte ce fameux circuit et n’en ressortira pas indemne ; et le témoignage de Léo, l’un d’entre eux, qui confie son histoire à une journaliste dans l’espoir de faire fermer le lieu. Au fil des révélations distillées avec parcimonie, l’auteur dévoile ce qui arrive aux visiteurs de ce gouffre, un endroit qui détruit aussi bien les vies que les amitiés.
Le roman se compose de deux grandes parties, reliées par un twist saisissant que je n’avais absolument pas vu venir. La première est très angoissante, psychologique, voire clairement horrifique. La seconde se fait plus pragmatique, centrée sur l’enquête et animée par des désirs de vengeance. La force du roman réside dans cette dualité : bien que très différentes, les deux parties se révèlent tout aussi passionnantes. Même après la révélation majeure, l’intérêt ne retombe jamais, bien au contraire.
J’ai littéralement dévoré ce livre, toujours désireux de connaître la suite, sans jamais être déçu. Nicolas Druart livre ici un véritable thriller, mêlant épouvante, angoisse et cas de conscience.