Comme un papillon

Le 17/03/2025 0

Dans chroniques

Mon avis sur le nouveau roman de Christophe Molmy paru aux Editions de la Martinière

Un homme à qui tout réussit: travail, amis, famille, voilà comment on pourrait décrire Mathieu Ezcurra, ainsi qu’un homme à femmes qu’il rencontre régulièrement malgré le fait qu’il soit déjà marié.

L’une de ses rencontres d’un soir va se terminer le lendemain par une plainte pour viol, et alors tout son petit monde va vaciller rapidement. Entre la victime et lui, la description de la soirée intime n’est pas du tout la même, et Mathieu va devoir rencontrer une psychologue experte auprès de la cour d’appel sur décision de la juge.

Lors de cet échange, une petite phrase prononcée par la psychologue va s’ancrer dans sa tête et le faire vriller encore plus, au point de se mettre même à dos sa sœur, l’une des dernières personnes à le soutenir.

Au début de cette histoire forte écrite sans concession, j’ai cru que l’auteur voulait nous faire passer Mathieu pour la victime à cause notamment de ce qu’il découvre sur son passé, mais j’étais très loin de la bonne piste et c’est là tout le talent de Christophe Molmy.

Le récit est écrit avec trois points de vue, celui de Mathieu, bien sûr, avec sa plongée de plus en plus dans une sorte de folie, celui de Manon, la psychologue qui est toujours à la limite avec ce patient loin d’être comme les autres, et celui d’une victime inconnue de Mathieu, qui ne cache rien de sa haine envers lui en nous parlant de ses cauchemars et de sa reconstruction si difficile.

J’ai eu du mal à me dire que ce livre faisait plus de 360 pages tant je l’ai lu d’une traite en étant totalement plongé dans cette atmosphère psychologique et en voulant connaître la fin de tout ça. Je peux clairement dire que c’est un livre coup de poing et coup de cœur à la fois.

Roman chroniques avis lecture

Ajouter un commentaire

Anti-spam