1925, Jeanne Leduc, jeune journaliste au fort caractère, se fait embaucher au Central téléphonique Gutenberg afin d’écrire sur les Demoiselles du téléphone et leurs conditions de travail et de salaire. À peine a-t-elle sympathisé avec Tatiana que cette dernière est retrouvée sauvagement assassinée.
Tout porte à croire que le coupable soit Mangrin, le gardien du Central qui fait peur à toutes les filles. Mais l’inspecteur Paul Varennene ne croit pas trop à sa culpabilité. Épaulé par son collègue Novembre et par Mathilde, l’amie de cœur de Jeanne, il va devoir mener une enquête difficile avec le poids de ses supérieurs sur les épaules et d’autres collègues antipathiques, car Paul n’a pas les mêmes idées politiques qu’eux.
L’affaire est loin d’être aisée, et entre d’autres femmes assassinées, un suspect en fuite, des femmes envoûtantes, son addiction à la drogue, et la pression hiérarchique, on se demande comment il fait pour ne pas craquer.
En tant que lecteur, il faut aussi vous accrocher, car j’ai trouvé que le rythme était soutenu pour mon plus grand plaisir : pas de longueurs inutiles à mes yeux, de nombreux rebondissements, des pistes à foison et des personnages intéressants. J’ai beaucoup apprécié le fait que l’inspecteur doute énormément et ne soit pas un super flic sûr de toujours avoir raison.
J’ai hésité aussi, beaucoup, ne sachant pas quelle piste semblait être la bonne et je n’étais pas sûr jusqu’à la fin et toutes les révélations. Et en plus de l’histoire, l’ambiance du Paris des années 20 avec tous ses lieux emblématiques et ses personnalités qui gravitent autour de nos héros est très sympathique. On se fait ses propres images pour plonger encore plus dans le livre.
Je l’ai dévoré en une seule fois tant j’avais hâte de connaître la fin, et pas peur de me perdre avec tous les personnages qui se croisent, mais ça n’a jamais été le cas, car tout est bien clair dans l’écriture.