Tout débute avec la découverte du corps d’une jeune femme près de la gare de l’Est à Paris. Le meurtre a été sauvage mais un détail semble encore plus sortir du lot, une marque en forme de barbelé apparemment marquée au fer rouge dans une partie intime de la victime.
Assez rapidement, la police va découvrir qu’il s’agissait d’une prostituée ukrainienne et l’enquête va se diriger vers le monde de la prostitution. Il est possible que cette femme ait voulu s’échapper et qu’on l’ait tuée pour cela et pour faire passer un message aux futures candidates à la même idée.
L’équipe du capitaine Hyppolyte Lebon remonte une piste qui va les mener jusqu’à la ville de Villerupt, croisement entre la France, la Belgique et le Luxembourg, point névralgique pour les trafics. Mais cette ville évoque bien plus à Lebon, car il l’a quittée il y a presque vingt ans et ne pensait pas devoir y retourner.
Quand le passé ressurgit dans l’enquête, il va s’agir de rester concentré et professionnel pour arrêter le ou les responsables du meurtre, et encore plus quand il y aura une autre victime, plus proche du capitaine cette fois-ci.
Premier roman que je lis pour ma part de l’autrice et c’est un match réussi. Avec le début de l’histoire, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus thriller ou glauque, cela s’avère plutôt un polar assez classique dans le genre, mais de très très bon niveau.
Il y a énormément de tension, de secrets cachés, de rebondissements et pas mal de rythme. L’autrice nous laisse quelques moments de répit avant de nous reprendre au vol avec ses révélations et il était impossible de lâcher ce roman. J’ai bien accroché aux personnages, aux relations dans l’équipe, à la psychologie de chacun et les dialogues sont très vivants et naturels.
On est ici sur un bon roman noir comme je les aime et une preuve encore que les autrices françaises sont hyper talentueuses dans ce genre littéraire.