Les éditions Mera continuent de me faire voyager avec leurs auteurs et c’est en Pologne cette fois-ci que je me suis tournée avec le nouveau roman d’Alicja Sinicka que je ne connaissais pas.
Tout commence avec une disparition, celle d’Helena Bardo, grande fleuriste réputée qui s’évanouit dans la nature du jour au lendemain. Sa collègue et amie Sonia s’inquiète encore plus lorsqu’à la boutique, elle retrouve des traces de sang.
L’enquête est confiée à la police, qui avance bien, mais en parallèle Sonia ne peut s’empêcher de creuser et elle ne s’attendait pas à ce qu’elle allait trouver. L’histoire est racontée de deux points de vue, ou plutôt trois. Celui de Sonia tout d’abord, qui va se méfier de tout le monde au fur et à mesure de ses découvertes et du fait d’être menacée ; celui de Dorian, le mari d’Helena, qui semble quelque peu moins concerné que Sonia et qui ne dit pas tout ; et enfin, celui d’Helena elle-même au travers de son journal intime. Et celui-ci est une vraie bombe.
Trop en dire sur l’histoire serait dévoiler des éléments clés et ce serait vraiment dommage. Dès le début du roman, tout est fait pour nous plonger dans le doute, et j’y ai été à 100 %. Entre les personnages principaux et secondaires, j’en ai suspecté les trois-quarts et j’étais loin de me douter du dénouement.
Pas de crimes à la chaîne, pas de sang (excepté les traces à la boutique), mais énormément de secrets, de suspense, de tension et de psychologie qui m’ont fait lire ce roman en une seule fois. Impossible de lâcher un tel thriller captivant, car, en plus, l’écriture est assez directe et « simple », mais dans le sens positif. Les personnages parlent normalement sans faire de grandes phrases d’auteurs et nous sommes encore plus proches d’eux et dans l’histoire.
Alors saurez-vous dénouer cette affaire et trouver ce qui se cache derrière cette disparition ? Je ne suis pas sûr, car l’autrice nous mène vraiment où elle veut jusqu’à la fin et elle a beaucoup de talent.