Un horrible fait divers, voilà le point de départ d’un tableau gigantesque qui voit défiler devant lui des milliers de visiteurs chaque jour au musée du Louvre.
Cette œuvre, c’est Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault, aux antipodes de ce qu’il peignait jusque-là, mais cette catastrophe du naufrage de la frégate au Sénégal va l’obséder. Sur une toile de cinq mètres sur sept, le peintre va vouloir retranscrire le plus fidèlement possible ce qui s’est passé sur ce radeau.
Pour cela, il ira même jusqu’à rencontrer des survivants, car il restait des humains qui n’étaient pas morts ou qui n’avaient pas été mangés par les autres, afin d’avoir un maximum de détails. Ce travail lui prendra du temps et de sa raison aussi jusqu’à l’épuiser même physiquement.
Cette période de peinture de ce tableau, ses répercussions, son accueil et bien d’autres choses sont racontés dans ce livre de l’académicien Patrick Grainville, un très grand passionné de peinture lui-même. Il nous emmène aux côtés du peintre dans cette grande aventure.
Sans être un travail d’enquête, une biographie ou un livre à lire que si l’on est une pointure dans ce 3ᵉ art, c’est un vrai récit que propose l’auteur, et j’ai été captivé du début à la fin. Il y a peut-être quelques longueurs à mon goût ici et là, mais j’ai tellement aimé apprendre beaucoup de choses que cela ne m’a pas dérangé outre mesure.
Que vous soyez totalement néophytes mais curieux, que vous aimiez le peintre de base ou que vous ayez déjà observé la toile en vrai en vous demandant la raison de ce tableau, ce livre est fait pour vous.