Une lettre, comme un long témoignage sur son passé et sa famille, voici ce que décide d’écrire Marc à l’intention de Camillo, son enfant adoptif qui va bientôt arriver dans le couple qu’il forme avec son mari Shiv.
Et comme sa relation avec son propre père qui vient de décéder était, dirons-nous, compliquée, il le fait un peu « afin de faire la paix avec son père avant d’en devenir un », comme le dit si bien l’autrice de sa plume poétique.
Le voilà ainsi plongé dans ses souvenirs, racontant le parcours de son père aux multiples métiers et de ses grands-parents à la vie richement remplie. On se promène en Grèce, en France, en Italie jusqu’à un final très touchant dans un aéroport et l’on passe par beaucoup d’émotions au fil des anecdotes.
Je ne savais pas, pour être honnête au début, si la vie de la famille de Marc allait m’intéresser ou pas, et il y a beaucoup d’information dans ce roman. Mais comme dit plus haut, les mots et le style d’Amanda Sthers ont fait que j’ai totalement accroché. C’est une fresque assez intense qu’on ne lâche au final qu’à la fin, car on veut tout connaître de ce qui a forgé le caractère de Marc aujourd'hui.
Mentions spéciales aux enregistrements audio que fait Marc de son père et à la lettre de celui-ci qu’il écrit à l’agence d’adoption, si touchante que je n’ai pu retenir mes larmes. Si vous connaissez déjà l’autrice, je ne pense pas que vous soyez déçu ici, et autrement, vous découvrirez avec cette première lecture sa sensibilité et son sens de la formule qui fait mouche.