Nouveau roman pour l’autrice néerlandaise Marente de Moor qui nous emmène avec elle au sein d’un tout petit village dans l’ouest de la Russie.
Dans cet endroit où le panneau indique désormais 0 habitants, vivent pourtant encore Nadia et Lev, un couple de biologistes. À la grande époque, ils géraient ici un laboratoire et un refuge pour oursons orphelins désormais délaissé par les bénévoles.
Que s’est-il passé pour en arriver là ? Nous allons l’apprendre petit à petit par la voix de Nadia qui nous parle de sa vie tout au long du livre. Sa rencontre avec Lev, leur emménagement, le développement du labo, et surtout leur vie de couple dont il ne semble pas rester grand-chose, elle ne cache rien.
Évidemment, elle nous évoque ces fameux grands bruits qui donnent leur nom au titre : d’où peuvent-ils provenir, qui peut produire ces bruits, et par-dessus tout, sont-ils les seuls à les entendre ou pas ?
Entre souvenirs, visites de leur fils Dimka ou du grand Pope, évocation de « la hollandaise » dont elle préfère ne plus entendre parler, les journées de Nadia passent très lentement. Un peu comme le rythme de ce livre.
On a l’impression de regarder pousser les arbres avec elle, mais cela va tellement bien avec l’histoire qu’au final, ça ne m’a pas dérangé. Il y a même quelque chose d’hypnotique dans le style de l’autrice. C’est très psychologique, on se demande si Nadia a des choses à cacher ou non et on se laisse prendre par son récit.