Si vous connaissez mes chroniques, vous savez que je n’aime pas les romans dits "d’apprentissage", j’en lis tout de même et j’ai bien fait de découvrir celui-ci qui m’a beaucoup plu.
On y suit Baptiste, apprenti comédien aux célèbres cours Florent, qui nous parle du déroulé de certains cours et de la professeure aux conseils toujours très avisés. Dès le premier jour, il sympathise avec Marvin, dont le sourire va vite faire craquer notre héros, et celui-ci lui propose un poste d’ouvreur au Théâtre Montparnasse.
Il va pouvoir apprendre le métier d’un côté, et être, de l’autre, au plus près de ceux qui l’exercent déjà, même si la règle est de ne pas approcher les comédiens. Règle difficile à tenir quand, dans le même lieu, se trouve Marcel André qu’il admire et qui était l’idole de son grand-père.
Mais tout ne sera pas idyllique pour Baptiste qui a en lui les démons d’une jeunesse torturée à cause d’« elle », comme il la nomme. Depuis, il a du mal à faire confiance pour ne pas être trahi, mais cela pourrait bien lui arriver à nouveau. Comment surmonter cela ? Heureusement, il pourra compter sur son père, sur Colette qui travaille au vestiaire du théâtre et sur un poids lourd du théâtre que je ne dévoilerai pas pour ne rien gâcher.
J’espère rendre assez hommage à ce livre, car il m’a beaucoup touché. Déjà, la quatrième de couverture était intéressante, mais ne parlait pas de l’écriture hypnotique de l’auteur. Il y a quelque chose dans son style, ou dans ses mots, qui ont fait que je l’ai dévoré comme s’il y avait urgence, sans m’arrêter, et sans dormir,car une fois terminé, j’y ai encore beaucoup pensé.
Je me suis beaucoup projeté en Baptiste, moi qui adore le théâtre, qui en ai fait par le passé, et qui ai eu aussi un parent « bancal » pour rester poli. Et rien qu’en écrivant cette chronique, je vous promets que j’ai envie de relire ce livre, je ressens comme un manque. Ça pourra vous paraitre étrange, mais c’est comme ça, et vous l’aurez compris, je vais défendre ce premier roman autant que je le pourrai.